
Est-ce le moment d’examiner l’or de plus près ?
29. 04. 2026Bc. Miroslava Sojková, Social Media Director
Au cours des semaines passés, nous avons observé, sur le marché de l’or, des mouvements qui, à première vue, pourraient susciter l’inquiétude. La chute du prix de l’or a atteint jusqu’à 27 % depuis ses niveaux record. Pour de nombreux investisseurs, ce type de correction est source d’inquiétude, mais si l’on l’analyse dans un contexte plus large, les choses commencent à faire sens.
Comme le rappelle un article publié sur Investing.com début avril 2026, les baisses de ce type n’ont rien d’inhabituel. En 1973, l’or a plongé d’environ 28 %. En 2006, il a connu une chute de 25 % environ. Et pourtant, dans les deux cas, cet épisode n’a pas marqué la fin de la tendance haussière, mais plutôt une phase naturelle au cours de laquelle le marché a repris son souffle après de solides performances.
En bref, après une montée rapide, vient un point où certains investisseurs peuvent réaliser des profits, où le marché se calme et où le prix revient à un niveau qui peut procurer une base plus stable pour une croissance future. Ces périodes attirent souvent moins l’attention, mais elles ont leur importance dans une perspective long terme.
Un tableau global se dessine, au-delà de cet article. D’autres médias respectés ont également attiré l’attention sur les développements récents. Barron’s, par exemple, souligne que l’or peut réagir relativement rapidement à des changements de conditions globales. Après l’apaisement des tensions géopolitiques, le prix de l’or a dépassé les 4 800 USD l’once. Ce phénomène suggère que l’or demeure sensible à des facteurs tels que la situation géopolitique, les taux d’intérêt et les fluctuations du dollar.
Barron’s note également que l’or n’a pas évolué dans une seule direction claire récemment. Il y a eu alternance de fortes hausses et chutes, ce qui est caractéristique d’une phase où le marché s’efforce de trouver un nouvel équilibre. On peut dire qu’il s’agit d’une période de transition plutôt que d’une tendance claire. Pour les investisseurs, il en résulte une situation intéressante : une volatilité plus élevée et de l’incertitude d’un côté, et, de l’autre, des facteurs qui ont historiquement soutenu l’or. Cette combinaison pourrait-elle signifier que les niveaux de prix actuels constituent une fluctuation à court terme plutôt qu’un changement dans la perspective à long terme de l’or comme valeur-refuge ?
Certains commentateurs jugent que la correction présente en elle-même quelques avantages. Par exemple, selon l’économiste Mohamed El-Erian, une chute du prix de l’or pourrait suggérer que le marché sort d’une bulle spéculative de court terme et évolue vers un niveau « plus sain ». En d’autres termes, il est possible que le marché soit en train de se stabiliser et de sortir de la surchauffe.
Le comportement des acteurs de premier plan pointe dans la même direction. Les banques centrales du monde entier ont acheté de l’or sur le long terme alors que les investisseurs n’en détiennent globalement pas autant que par le passé. Il en résulte un contraste intéressant : correction et prudence d’un côté et construction progressive de positions de l’autre.
Ces signaux mixtes sont peut-être précisément ce qui vaut la peine d’examiner de près la situation actuelle. L’incertitude et les fluctuations à court terme sont à analyser à l’aune de l’expérience historique, laquelle montre que des phases similaires ont fait partie de cycles plus longs antérieurement.
Personne ne peut prédire avec certitude comment le prix de l’or va évoluer demain ou d’ici un mois. La question plus importante est ce que chaque cycle révèle lorsque le marché se corrige, que la surchauffe se calme et que les prix s’établissent à un niveau plus faible qu’avant. N’est-ce pas précisément le moment où il faut au moins considérer d’investir dans l’or ? Et si l’histoire a montré à plusieurs reprises que des chutes plus brutales (par exemple de 28 %, 25 %, ou autour de 27 % comme aujourd’hui) ne sont pas nécessairement un point terminal, mais plutôt une étape intermédiaire, on peut se demander si la période actuelle n’est pas en fait une opportunité que beaucoup n’identifieront comme telle qu’avec le recul.




